C'est en tout cas le sentiment qui a conduit la vénérable institution New-York Times a abandonné une stratégie commerciale d'abonnement et d'accès payant à ses archives qui pourtant rapportait tout de même 10 millions de dollars (ZDNet France). La presse connaît bien les mérites d'une audience élargie sur les revenus publicitaires, c'est un mécanisme qui faisait déjà partie de leur logique économique dans l'imprimé, fondée sur un modèle hybride de l'exemplaire et de l'audience.

L'avantage du numérique, c'est que l'on peut basculer sans contrainte de distribution des contenus vers un modèle économique où les revenus publicitaires prennent intégralement le relais. L'arbitrage du quotidien américain montre bien que les futurs gisements de ressources financières se trouvent sans nul doute dans de nouvelles stratégies à l'égard des contenus. Car en plus de se servir du levier publicitaire, les éditeurs gagneraient aussi à s'intéresser à toutes formes de services améliorant sensiblement l'expérience d'accès à l'information. Tout l'enjeu de l'édition numérique réside là... 

Edit : le Wall Street Journal, le pionnier de la presse pour le modèle payant d'accès à ses contenus en ligne, considère aussi très sérieusement d'accoster les terres de la gratuité (via CNet News)